Construction de 32 logements collectifs à Barby (73)

ARCHITECTE : JSA
BUREAU D’ÉTUDES : SGI (structure/économiste) / ITF (fluides)
NOM MAÎTRE D’OUVRAGE : CHAMBÉRY ALPES HABITAT
ANNÉE DE RÉALISATION : LANCEMENT ÉTUDE 2015 / LIVRAISON 2018
DÉLAI DE CHANTIER: 16 MOIS
PRESTATIONS RÉALISÉES : BASE + EXE 1 (études) + EXE 2 (chantier) + HQE
COÛT PREVISIONNEL: 3 400 000,00 €HT / 155 000 €HT VRD
COÛT FINAL : –
ADRESSE : ZAC DU GRAND CLOS 73230 BARBY
NOMBRE DE LOGEMENTS : 32
SURFACE PLANCHER : 2 288 M2
LABEL OBTENU : H&E + QUALITEL + RT2012

APPROCHE CONTEXTUELLE

Le projet doit être implanté dans un cadre extrêmement sensible, la puissance du paysage naturel et la proximité de constructions traditionnelles remarquables demandent une subtilité d’approche, d’autant plus que le positionnement en belvédère, au dessus du centre de Barby, rendra ce nouveau programme identifiable dans un périmètre géographique assez vaste.

Dans ce sens, le cahier des prescriptions urbaines du Grand Clos vise à initier une approche architecturale et urbaine de qualité à l’intention des différents concepteurs. Afin d’éviter un traitement trop uniforme, il a été décidé, à juste titre, de confier l’aménagement du site à des architectes distincts permettant ainsi d’apporter une variété d’expressions architecturales tout en restant dans le cadre du cahier des charges.

Compte tenu du système de découpage des lots, le principe d’aménagement global envisagé va donc apparaître en strates bâties, en barrettes horizontales suivant les courbes de niveaux et surtout se calant sur les voiries créées à flanc de colline. La barrette qui nous concerne divise en deux et à mi-pente la zone d’aménagement. Par ailleurs elle est traversée par la coulée verte qui cheminera verticalement dans le lotissement.

Afin de comprendre au mieux le contexte et de visualiser les rapports d’échelle entre le projet et le site, nous avons analysé l’ensemble des préconisations du cahier des charges, numérisé le terrain en 3D et implanté en volumes simples, le programme demandé sur les lots affectés. Des masses construites sont apparues, induites par la densité du programme et se sont révélées très imposantes dans le site. Après avoir fait quelques tentatives de traitement vernaculaire en toitures traditionnelles, il nous a semblé plus opportun de puiser nos références formelles dans un autre registre que le vocabulaire construit traditionnel.

Le paysage de montagnes environnantes présente des coteaux verdoyants ondulant avec souplesse et douceur qui viennent buter en vagues immobiles contre les pieds de falaises. Cette dualité entre la pierre et le végétal illustre la force et l’identité de la montagne. Les formes accidentées rompues et vives y sont permanentes, que ce soit dans les émergences rocheuses, les failles, les éboulements ou les formes glaciaires de séracs. De nombreuses architectures contemporaines et notamment dans les régions montagneuses Suisses ou autrichiennes se sont inspirées de cette métaphore.

Notre projet s’inscrit dans cette formalisation « tectonique ». Compte tenu de l’échelle des volumes bâtis, il nous a paru intéressant de dessiner notre projet comme un alignement de blocs prismatiques entrecoupés de failles.

Son implantation à mi-pente dans la zone d’aménagement peut opportunément constituer une rupture de rythme horizontale se croisant avec la rupture verticale de la coulée végétale. Ce maillage paysager offrant une structuration et un découpage de la zone permettrait par ailleurs de minimiser l’effet de mitage de la colline.

MISE À JOUR : le chantier a débuté en septembre 2017

32 LOG_ chantier